L'heure à Erevan: 11:07,   29 Mai 2024

Le rapport du groupe Rasmussen exhorte l'UE à prendre des mesures audacieuses et à apporter un soutien à l'Arménie

Le rapport du groupe Rasmussen exhorte l'UE à prendre des mesures audacieuses et à 
apporter un soutien à l'Arménie

EREVAN, 27 MARS, ARMENPRESS :  Le groupe de haut niveau " Friends of Armenia Network ", dirigé par l'ancien Premier ministre danois et secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen, a préparé un rapport soulignant la nécessité de renforcer davantage les relations entre l'Arménie et l'Union européenne, l'adhésion potentielle de l'Arménie à l'organisation et la situation actuelle dans le Caucase du Sud, y compris les menaces auxquelles l'Arménie est confrontée. Le groupe comprend d'anciens premiers ministres, des parlementaires et des diplomates.

Les auteurs mettent l'accent sur les mesures et les actions que l'Union européenne devrait prendre, compte tenu des problèmes existants et des menaces auxquelles l'Arménie est confrontée. Selon les auteurs du rapport, le moment est venu de prendre des mesures audacieuses et d'apporter un soutien significatif à la République d'Arménie.

Le rapport note que l'UE a été réticente par le passé à étendre sa coopération en matière de sécurité à l'Arménie en raison de son désir de maintenir son rôle de médiateur.

"L'offre d'une coopération en matière de sécurité, a-t-on fait valoir, saperait le rôle de médiation de l'UE en remettant en cause l'approche équidistante de l'UE à l'égard de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan. Cette position a été exploitée par l'Azerbaïdjan pour bloquer le renforcement du soutien de l'UE à l'Arménie. Cependant, rien n'indique que Bakou soit réellement intéressé par un règlement négocié. Au contraire, l'attaque contre le Haut-Karabakh ne fait que renforcer l'idée que Bakou pourrait à nouveau recourir à l'option militaire et n'est pas intéressé par un règlement négocié. L'UE devrait réorienter son engagement dans la région et ne plus essayer de jouer les médiateurs, mais plutôt renforcer la dissuasion de l'Arménie afin d'éviter une nouvelle guerre.  Néanmoins, il est nécessaire que l'UE renforce sa coopération en matière de sécurité avec l'Arménie, à la fois à court et à long terme", peut-on lire dans le rapport.

Les co-auteurs ont noté que l'UE devrait offrir à l'Arménie une feuille de route graduelle mais certaine pour améliorer les relations. Selon le rapport, il s'agit notamment d'offrir à l'Arménie le statut de candidat à l'adhésion à l'UE. "Une telle offre doit s'accompagner d'un soutien réel et substantiel, sinon cela irait à l'encontre du but recherché et pourrait se retourner contre l'Arménie".

Selon le rapport, l'Arménie se trouve dans un environnement sécuritaire extrêmement précaire et l'Azerbaïdjan continue de représenter une menace militaire et signale qu'il attaquera l'Arménie.

Le rapport rappelle qu'à la suite de l'attaque de l'Azerbaïdjan en 2021 et 2022, environ 200 km2 du territoire souverain de l'Arménie sont occupés, ce qui constitue une menace directe pour la souveraineté de l'Arménie. Se référant aux déclarations du Président de l'Azerbaïdjan Ilham Aliyev, le rapport indique que Bakou tente de fournir un terrain d'information pour une nouvelle attaque contre Erevan.

Le rapport aborde les menaces du président Aliyev à l'égard de la capitale arménienne, Erevan, car l'Azerbaïdjan ne cache pas ses ambitions à cet égard. Dans le même temps, le rapport note que l'Azerbaïdjan continue d'exiger un corridor terrestre à travers le territoire arménien, et s'il ne l'obtient pas, il menace d'utiliser la force militaire pour occuper la région de Syunik en Arménie.

Les auteurs ont noté que la Turquie reste étroitement engagée aux côtés de l'Azerbaïdjan, refusant d'ouvrir ses frontières avec l'Arménie et faisant pression sur l'Arménie pour qu'elle fasse des concessions à l'Azerbaïdjan.

Néanmoins, le rapport souligne l'importance du rôle de la Turquie dans la région et discute de la nécessité d'élever les relations avec l'Arménie à un niveau plus élevé.

Compte tenu de toutes les circonstances mentionnées ci-dessus, le rapport souligne la nécessité d'augmenter l'aide militaire des États membres de l'UE. Cette étape est cruciale pour permettre à l'Arménie de renforcer ses capacités de défense et de résister aux attaques de l'Azerbaïdjan.

Le rapport aborde la formation conjointe et les exercices militaires, ainsi que l'amélioration des relations militaires avec les pays européens.

"En prenant ces mesures, l'Union européenne enverra un signal fort à Bakou et à Ankara. En outre, les co-auteurs du rapport soulignent l'importance de réformer et de moderniser les forces armées arméniennes, en insistant sur la nécessité de disposer d'équipements occidentaux modernes", peut-on lire dans le rapport.

Selon le rapport, l'adhésion de l'Arménie à l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) s'est avérée peu utile en tant que fournisseur de sécurité pour l'Arménie. La Russie et les autres membres de l'OTSC n'ont pas fait grand-chose pour soutenir l'Arménie face à l'agression azerbaïdjanaise. En conséquence, l'Arménie a gelé son adhésion à l'OTSC, essayant de diversifier ses mécanismes de sécurité.

Selon le rapport, il est important pour l'Arménie d'engager un dialogue discret et direct avec la Turquie sur la normalisation des relations et l'ouverture de la frontière avec l'Arménie.








youtube

Toutes les nouvelles    

Tomorrow  Demain

Digital-Card---250x295.jpg (26 KB)

12.png (9 KB)

Sur l'agence

Adresse Armenia, 22 Saryan Street, Yerevan, 0002, Armenpress
Tél.: +374 11 539818
Courriel: contact@armenpress.am